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Qu’il s’agisse de cet organisme composé d’une unique cellule aux milliers de noyaux, quasi immortel et ressemblant à des œufs brouillés, dont - bien qu’inoffensif - le sobriquet fait référence au film d’horreur éponyme de 1958 avec Steve McQueen dans lequel une masse gluante colonise la planète en avalant tout sur son passage, et à l’origine duquel une équipe de chercheurs japonais reçu le Ig-Nobel – prix qui récompense les travaux les plus étranges ou ridicules faisant d'abord rire puis réfléchir les gens – ou bien qu’il s’agisse du Blobby fish, ce poisson abyssal répugnant et étrangement poétique dont la laideur, qui en a fait la réputation, résulte de la différence de pression entre son milieu naturel et la surface jusqu’où il est brutalement remonté par les pêcheurs… Le Blob, quelle qu’en soit sa définition, était tout indiqué pour devenir le symbole de mon univers dramaturgique. À savoir, cette dichotomie chez l’humain entre la beauté et la difformité, le monstre et le sensible, le féérique et l’horrifique, la poésie et l’inconvenance, les pulsions et la lumière.  

Genèse 

Après une tentative infructueuse de création de compagnie en décembre 2011 autour d’un tout premier projet avorté, nommé post mortem « L'Effet Chrysalide, ou la faune des cadavres en décomposition », et de nombreuses années d'inactivité que Aure – forte de ce vide intersidéral mais très certainement bénéfique quelque part si on cherche bien – revient à la charge dix ans plus tard, en juin 2021. D’un coup de braguette magique, voilà que l’ancienne compagnie " La loupiote " qui dormait alors d'un sommeil très profond, reprend vie tel le Monstre de Frankenstein en un peu moins moche, sous le nom de " Le Blob Compagnie " ou “ Le Blob Cie “ pour les intimes. En ayant été pendant longtemps l'unique membre, Aure Rodenbour s’associe finalement à Éric Guilbaud l’éclairagiste et Renaud Aubin l’homme-orchestre pour donner naissance, tel un trouple bizarre, à un vrai premier projet. Un Seule-en-scène écrit par Aure et portant la charmante appellation " Requiem pour une Love doll “.  

Ayant à cœur de rémunérer chaque intermittent de sa précaire compagnie, ce gros bébé d’à peine une heure voit enfin presque le jour en mai 2025 dans le cadre de la programmation du festival Curieux Printemps, après 3 ans et demi de recherches de financements, de lieux d'accueil, de repas chauds, de soutien en tout genre et à raison d'une semaine en moyenne de temps de création par an. Autant dire que ce spectacle a bénéficié d’un grand espace de réflexion, de rêverie, d’errance et de remaniement, afin de “ s’offrir “ les moyens de raconter une histoire digne d’un conte de Pet-Rot.  

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Épilogue  

Si vous aussi vous vous demandez comment va ce monde dans lequel un père de famille punit son enfant en le mettant dans le lave-linge, dans lequel des industries pharmaceutiques développent des médicaments hors de prix pour soigner des enfants condamnés puis les attribuent par tirage au sort, où l’on guérit des cancers à coup de jeûnes hydriques, où des gens se filment en train de regarder une série et où d’autres gens regardent les gens qui se filment en train de regarder une série, où d’autres encore consacrent leur précieux temps à s’entraîner à s’accrocher 359 pinces à linge dans la barbe ou à empiler cinq M&M’s (j’ai essayé, c’est pas facile en vrai) afin d’être inscrit dans le Guinness des records, alors mon univers vous parlera.  

Et si vous-même êtes un gens susceptible de nous donner de l’argent, un ticket restaurant ou la possibilité de venir travailler chez vous, c’est encore mieux, car Le Blob a plus que jamais besoin de partenaires pour l’aider aujourd'hui à faire vivre ce premier spectacle de PQ, pertinent et impertinent !  

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Requiem pour une Love doll

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